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27/01/2012

Le festival d'Angoulême vu par... LAUREL

Strip exclusif pour 20 Minutes. Cliquez l'image pour l'agrandir.

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Angoulême, ton univers pitoyable

Il n’est arrivé au festival que depuis 24 heures et il est déjà fauché, découragé et malade. Lui, c’est le jeune auteur de BD standard qui croit que la gloire commencera à lui sourire, ou du moins à l’aguicher du coin de l’œil, ici, à Angoulême, lors du plus important festival de BD du monde. Pour montrer ses planches pleines d’audace et dans le but de se faire éditer, il a pris un billet de train (hors de prix), un logement chez l’habitant (acariâtre) et a essayé de prendre rendez-vous avec de gros éditeurs (méprisants). Après un kebab-frites (avarié) et des heures d’attentes dans le chaud puis le froid, il est forcément tombé malade. Des cinq éditeurs qu’il a rencontrés, deux « le rappelleront » (pas), deux lui ont ri au nez (qui coule) et le dernier lui propose de l’éditer et « pour l’argent, on verra plus tard, hein ? » Il a entendu parlé d’une fête mais n’a pas de carton d’invitations, il voulait rencontrer Lewis Trondheim, qu’il suit sur Twitter, mais n’a finalement croisé que Boulet chez le charcutier. Il ne viendra plus à Angoulême, c’est sûr.

Iznogoud élu au premier tour

Il y a un million de raisons pour ne pas venir à Angoulême. Et pourtant, le festival est le seul moment où toute une ville, pas bien grande certes, ne parle que de BD pendant quatre jours. La pharmacienne débat de l’influence de l’underground américain sur le trait de Blutch et deux retraités devisent sur  la surcote d’Enki Bilal. Et l’on peut se prendre à rêver que la BD est vraiment quelque chose d’important. Plaisir  ou travail - ontologiquement solitaires, la BD se transforme en expérience collective. Le succès grandissant des rencontres et des ateliers qu’organise le festival montre que les amateurs de BD se détournent peu à peu des fastidieuses séances de dédicaces. Alors en attendant le dur retour à la réalité et les collègues qui demandent « alors c’était bien tes expos de petits mickeys ? », la BD compte plus que la politique, l’économie… et tout le reste !

@BenjaminChapon

Une jeunesse qui s'anime

Du haut de ses 24 ans, c’est déjà un habitué du festival d’Angoulême. Lauréat du prestigieux concours Jeunes Talents, Jérémie Moreau a concouru « huit ans d’affilée » au concours de la BD scolaire, ouvert aux enfants. Ensuite, il a fait quelques infidélités à la BD et à Angoulême. « J’ai suivi un trimestre aux Beaux-arts de Toulon mais j’ai tout de suite vu que ce n’était pas mon truc. Ensuite j’ai fait l’école d’animation des Gobelins, à Paris. Je suis venu à l’animation par défaut, parce que je ne trouvais pas la formation BD qui correspondait à mes attentes (ndlr : il n’a pas lu l’article ci-dessous). » Et avec un certain succès. Comme « character designer », Jérémie Moreau a créé des personnages pour le film Moi, moche et méchant, au sein des studios Mac Guff, puis a travaillé pour les studio Dreamworks. « Faire ces trois planches pour le concours Jeunes Talents d’Angoulême, ça a été comme une boufée d’oxygène et un retour à mes premières amours. »

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Lui, beau et gentil

Depuis quelques mois, Jérémie Moreau travaille ainsi sur une BD, avec un scénariste. « J’avais peur de me lancer seul là-dedans. Mais pour la prochaine, je ferai aussi le scénario. » La solitude du travail d’auteur lui pèse un peu parfois. « En même temps, j’aime la BD parce qu’on peut finaliser un projet seul, sans budget. Faire un film d’animation, c’est beaucoup plus lourd. »

Avec ce prix à Angoulême, les choses pourraient s’accélerer et lui permettre de se lancer à fond dans la BD. « Le magazine Spirou m’a commandé une histoire. » Mais surtout, Jérémie Moreau voudrait trouver son style. « Je suis encore trop changeant à cause de mon expérience dans l’animation où je devais m’adapter à différents univers. J’aimerai développer une marque assez personnelle pour qu’on me reconnaisse. »

 

@BenjaminChapon

26/01/2012

Santé, bonheur. Santé, bonne humeur.

20 Minutes a réuni un ostéopathe, une nutritionniste et un médecin généraliste d’Angoulême pour dresser la liste des dix conseils pour profiter à plein des joies du festival de la BD.

  1. Bien se reposer. « C’est essentiel de bien dormir. L’idéal serait de pouvoir faire une sieste dans l’après-midi, à cause de la foule, des longues heures  à piétiner. »

  2. Bien se nourrir. « Il est inutile de suivre un régime particulier à base de sucres lents ou de féculents mais il faut s’accorder deux vrais repas, chauds, pris assis. Personne ne veut avoir une diarrhée dans la file d’attente des dédicaces. »

  3. Se laver régulièrement les mains. « L’épidémie de gastro n’est pas fini en Charente. Pendant le festival, la promiscuité d’un grand nombre de personnes qui s’échangent des albums de BD et de l’argent puis ensuite mangent des sandwichs est un cocktail fatal. »

  4. Poser le sac. « Les festivaliers ont souvent des sacs inadaptés, lourdement chargés. Même si c’est un sac à dos, mieux vaut le laisser le plus souvent possible à ses pieds, pour s’économiser. Il ne faudrait pas porter un sac lourd plus de deux heures par jour. »

  5. S’étirer. « C’est assez compliqué dans les files d’attente ou dans les expos mais la station debout prolongée peut causer des douleurs au dos ou dans les membres. Il y a un exercice simple qui consiste à s’accroupir puis à se relever, deux ou trois fois, lentement. Ensuite, rester dix secondes sur la pointe des pieds, les bras levés. » L’air idiot mis à part, ça peut vous sauver.

  6. Attention aux excès. « L’alcool évidemment est le plus dangereux mais il y a aussi les excès de sucreries et les aigreurs d’estomac qui vont avec. »

  7. Se détendre. « Le stress engendrait par les files d’attente peut être compensé avec une pause « rire ». Une minute de rire, ou de pleurs d’ailleurs, suffit parfois à vous détendre le visage et le reste. »

Et bon festival.

@BenjaminChapon

30/01/2010

La BD du soleil

BD_AFRICAINE_2.jpgBD_AFRICAINE.jpgMéconnue en occident, la bd africaine existe bel et bien. Un recueil s'en fait l'écho, qu'on peut se procurer sur le stand de Mr Saadi Chikhi (à l'entrée de la bulles New-York, celle des éditeurs indépendants). Édité l'an dernier - dans le cadre de la 2nde édition du Festival international de la BD d'alger (FIBDA) - par le ministère algérien de la culture , "La bande dessinée conte l'Afrique" compile les récits originaux de 67 auteurs issus de dix-huit pays africains (Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centre-Arique, Gabon, Mali, Nigeria etc).
Si l'ensemble s'avère plutôt inégal, il témoigne de la vivacité du 9ème Art sur le continent africain ; mais il révèle surtout une BD finalement peu influencée par sa grande  - et vieille - soeur occidentale, et dont les thèmes principaux puisent dans les contes traditionnels pour mieux s'en affranchir. Le langage est libéré, et chaque récit exprime une poésie à la modernité rafraîchissante. Un vrai régal de lecture pour les plus curieux... et EL_BENDIR.jpgune bible pour d'éventuels éditeurs, chaque BD étant précédée d'une fiche très complète présentant son auteur.

Toujours sur le petit stand du fort sympathique Mr Chikhi, ambassadeur de la BD algérienne dont la verve et l'expertise forcent le respect, on trouve aussi les n°00 (collector !) et 01 de la revue algérienne de BD El Bendir. Ici, les auteurs sont essentiellement algériens (même si le gabonais Pahé ou le béninois Viode y jouent les "special guests"), et tous plutôt talentueux. Un vrai bon - et beau - mensuel de BD, bien ficelé... mais hélas seulement tiré à 3000 exemplaires et indisponible en europe. Les personnes intéressées par La bande dessinée conte l'Afrique et El Bendir peuvent toutefois tenter leur chance auprès des éditions Dalimen (voir contact ci-dessous).

- FIBDA > http://bdalger.net/index.html
- éd. DALIMEN > http://www.dalimen.com/index.html

01/02/2009

Franck Bondoux : "Le festival ne connait pas la crise"

Satisfecit au sein de la direction du Festival, au moment de faire un premier bilan ce dimanche, avant la remise des prix. Dans un contexte de crise, Franck Bondoux, délégué général à l'organisation du FIBD et Francis Groux, président de l'Association du Festival de la BD d'Angoulême se félicitent de la façon dont les 4 jours se sont déroulés.

La première journée du Festival, jeudi, n'a pas été sévèrement impactée par les grèves, et la manifestation qui a traversé la ville s'est montrée "responsable" et n'a pas perturbé l'événement. L'affluence de la journée de vendredi a été équivalente à l'an passé et la journée de samedi pourrait être la plus grosse journée de l'histoire du Festival. On saura demain si le FIBD a battu ses records, signe que la culture ne pâtit pas de la crise. D'autant que les ventes des éditeurs sur place ne semblent pas avoir diminuées.

 
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